La période d’essai

Quel que soit le contrat de travail signé, vous disposez d’une période d’essai allant de quelques jours à quelques semaines pour vous assurer que le nouveau salarié convient au poste.

Pour réussir son intégration dans l’entreprise, prenez le temps de faire régulièrement le point avec lui.

Accompagner le nouveau collaborateur

Beaucoup de choses ont été évoquées au cours des entretiens de recrutement. A présent, il est temps d’aller plus loin. Le chef d’entreprise ou le supérieur hiérarchique doivent aider le nouveau collaborateur à se positionner. Il leur revient de préciser la stratégie de la société, de décrire plus finement quels sont ses marchés, ses concurrents, ses fournisseurs, ses enjeux, etc.  

Par ailleurs, la nouvelle recrue doit en savoir plus sur son rôle dans l’entreprise. A ce stade, il est indispensable de lui faire faire le tour des bureaux afin de la présenter à l’ensemble des salariés. Il est aussi important qu’elle puisse s’entretenir une heure ou deux avec les principaux acteurs de la société, notamment ceux avec lesquels elle sera amenée à travailler régulièrement. La relation avec ses collègues sera ainsi amorcée. Au bout de deux ou trois jours, le nouveau collaborateur saura ce que chacun fait dans l’entreprise et aura une connaissance claire de son organisation.

Présenter les outils et les usages de la société

Ouvrier et apprentiPas question de laisser le nouveau collaborateur se débrouiller seul avec les outils informatiques. Un collègue ayant le sens de la pédagogie sera désigné pour lui apprendre à les utiliser et se tenir disponible au cours de la première semaine pour répondre à ses questions. Une formation à l’intégration peut aussi être envisagée.

Par ailleurs, certains détails parfois anodins concernant les règles de vie à l’intérieur de l’entreprise sont à communiquer : horaires d’arrivée le matin, horaires des repas, des réunions, éventuellement coutumes concernant les croissants du matin, les pots et mille autres petits détails… Connaître les usages de l’entreprise permettra au salarié de s’intégrer rapidement et lui évitera de commettre des impairs. Idéalement, un entretien avec la personne en charge du suivi des ressources humaines, quand elle existe, est préférable.

Faire un bilan hebdomadaire

Le fonctionnement d’une entreprise est parfois plus complexe qu’il n’y paraît lorsqu’on y travaille depuis longtemps ou qu’on la dirige ! En outre, dans les PME-PMI il est rarement formalisé. L’expliquer oralement est donc essentiel. Une heure d’entretien hebdomadaire permet de s’assurer que tout ce que le nouvel arrivant doit savoir pour travailler correctement est bien compris. Une certaine inertie peut être suscitée par un manque d’informations.

La rencontre hebdomadaire est aussi l’occasion de faire le point sur ce qui a été fait (ou pas) au cours de la semaine et de mesurer les avancées. Au fil du temps, l’adéquation ou l’inadéquation du candidat au poste apparaîtra clairement. Ces entretiens permettront d’évaluer le nouveau collaborateur sur des éléments factuels et non sur un vague ressenti personnel ou sur des impressions rapportées par quelques salariés de l’entreprise…

L'avis de l'expert : Sophie Heulin, Chargée d’Affaires - Adecco PME Palaiseau

Comment se calcule la durée d’une période d’essai sur des contrats de travail temporaires ?

La période d’essai en intérim est courte : de 2 à 5 jours ouvrés en fonction de la durée du contrat initial (2 jours pour un contrat inférieur ou égal à 1 mois ; 3 jours pour un contrat d’une durée de 1 à 2 mois ; 5 jours au-delà).
Passé le stade de cette période d’essai, l’entreprise et le salarié sont engagés fermement jusqu’à la date d’échéance du contrat (sauf période de souplesse pour l’entreprise utilisatrice).

Quelle(s) raison(s) peuvent pousser un candidat ou une entreprise à la rupture de la période d’essai ?

Une rupture de période d’essai peut légalement se faire sans raison ni motif de l’une ou l’autre des parties. Toutefois, elle est souvent liée à un manque d’intégration dans l’entreprise (mauvais accueil, absence de poste de travail approprié, manque de sécurité au travail…) ou à un défaut de compétence sur le poste. En intérim, la rupture de la période d’essai ne doit pas respecter de préavis et peut s’effectuer verbalement.

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